Ce début de Moving Day a plus été consacré aux longues envolées sur le cas Bryson DeChambeau et sur sa pénalité infligée ce vendredi en soirée. Son arrivée a été scrutée, tout autant que le shot de Rory McIlroy sur le tee du 1. Le numéro deux mondial, en froid avec son putter, a posté ce samedi un timide 69 (-1) sur ce parcours du Royal Birkdale qui est pourtant une terre de records… La preuve, comme Lucas Herbert et Sam Burns hier, Ryan Fox (photo) a lui aussi signé un impressionnant 62.
F.P.
Le jour s’est levé sur un Royal Birkdale inhabituellement agité. Et c’est, comme une évidence, la pénalité infligée hier soir à Bryson DeChambeau qui a animé ce matin les conversations dans les allées, au practice et en salle de presse.
On n’a quasiment parlé que de cette décision arbitrale, et bien plus que la présence sur le tee du 1 de certains des meilleurs joueurs mondiaux, dont celle de Rory McIlroy, c’est bien l’arrivée du Californien au Royal Birkdale qui était scrutée en premier lieu.
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L’arrivée de Bryson DeChambeau, visage fermé…
Il est donc apparu à 15h02 (heure française), avant son départ prévu à 15h30 locales (16h30 en France). Visage fermé, avec à coup sûr l’envie d’en découdre… Mais avant cela, intéressons-nous aux premières parties de ce Moving Day.
Des greens arrosés tard hier soir et plutôt réceptifs. Des départs reculés par rapport au deuxième tour, excepté le par 3 du 7 (105 mètres), propice au jeu de fléchettes. Des parties de deux, réduisant un temps de jeu qui a flirté lors des deux premiers jours avec les 5h30… Bref, des conditions idéales pour scorer et pour enclencher la fameuse et très attendue « remontada ».
Rory McIlroy n’y arrive pas
Rory McIlroy a lui tapé son premier coup à 13h20 heure locale (14h20 heure française), flanqué de Jacob Bridgeman, qui l’avait devancé fin février au Genesis Invitational. Le Nord-Irlandais avide d’un comeback déjà réalisé ici même en 2017, avec un brillant week-end qui l’avait porté jusqu’à la 4e place.
Un début de troisième tour avec cette même propension à ne pas planter les drapeaux, et à se laisser ainsi des putts entre 8 et 12 mètres… Témoin cette 144e place au strokes gained lors deux deux premiers tours… sur 156 joueurs.
D’ailleurs, son dernier « atelier » avant son départ du jour, a longuement eu lieu sur le putting green en compagnie de son coach, Brad Faxon, passant un temps conséquent à échanger, à lire les pentes et à séquencer les putts au delà des 8 mètres.
Tout le reste fonctionne plutôt bien, mais putter en mains, le numéro 2 mondial n’y arrive pas. Résultat, les bogeys sont là bien trop vite, au 3 et au 4. Et comme le putter reste froid, Rory opte pour le chip au 9… et le rentre pour eagle, juste de quoi électriser la foule. Lui qui avait pris ce green en un lors des deux premiers tours, sans pour autant réussir ce bonus…
It’s ridiculous. It’s Rory.
— The Open (@TheOpen) July 18, 2026
A chip-in eagle for McIlroy on the 9th moves him to -2 for the Championship. pic.twitter.com/WW23Gm97Y9
Son retour ? Il ne s’est pas passé grand chose. Un bogey sur le par 4 du 11, un birdie sur le par 5 du 17 et tout de même un putt longue distance pour sauver le par sur l’ultime trou et faire jubiler les fans. Une carte de 69 (-1) pour un -2 total qui mettra le double vainqueur du Masters loin de la tête du leaderboard à l’entame du dernier tour.
« J’ai plutôt bien joué », a estimé le Nord-Irlandais à l’issue de son troisième tour. « C’était un peu brouillon à certains moments. J’aurais probablement pu faire 67 ou 66 et me placer… Je suis sans doute un peu trop loin de la tête. Même s’il ne faut jamais dire jamais… »
Ryan Fox y va lui aussi de son 62
Certains disent souvent que Ryan Fox est un outsider qui rêve de transformer l’essai… Longtemps considéré comme un joueur capable de coups d’éclats sans réelle régularité en Majeur, le Néo-Zélandais, doublement titré sur le PGA Tour en 2025 (au RBC Canadian Open et au ONEflight Myrtle Beach Classic) est aujourd’hui un candidat crédible à une première victoire en Grand Chelem.
Témoin son incroyable performance de ce samedi… Comme Lucas Herbert et Sam Burns hier, il claque une carte record de 62 (-8) avec à la clé neuf birdies pour un seul bogey. D’un par total, voilà désormais le Neo-Zélandais à -8 semaine à hauteur d’Herbert, seul leader ce matin.
Comment qualifier son début de tour ? Puissant et brillant ! Six birdies sur ses dix premiers trous, avec notamment une incroyable ficelle sur le par 4 du 6, le 20e birdie seulement de la semaine (à ce moment précis) sur le trou le plus difficile de ce parcours, avec le 18 (et une moyenne de 4,35).
Ryan Fox moves in to the top 10 after the fourth birdie of his third round.
— The Open (@TheOpen) July 18, 2026
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A l’image de Lucas Herbert ce vendredi, Fox s’est donné lui aussi le droit de rêver à un 61 historique, malgré une mise en jeu au 18 qui trouva le bunker de droite. Mais sa sortie longue distance fut une merveille. Son putt longue distance fut trop timide. Mais là n’est pas l’essentiel, car à -8 total et avec ce record cosigné, il revient dans le jeu comme un boulet de canon.
« Franchement, je me sens vraiment bien », lance le Néo-Zélandais. « Si je devais chipoter, je regretterais peut-être deux ou trois mises en jeu aujourd’hui, mais à part ça, j’ai l’impression de n’avoir raté aucun coup. J’ai réussi quelques superbes shots en fin de parcours et j’ai très bien putté. Mais quand on joue le matin, avec le vent faible, il y a presque une certaine pression à bien scorer. »
A third record-equalling 62 at The 154th Open.
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Ryan Fox writes his name in history. pic.twitter.com/PQ05HSdmNR
Je sais que je serai dans le coup demain !
Ryan Fox
Et de poursuivre… « J’avais l’impression qu’avec un bon tour ce matin, je pouvais me hisser parmi les prétendants à la victoire. J’ai visiblement fait beaucoup mieux. On verra le classement final, mais je sais que je serai dans le coup demain. »
Son profil colle d’ailleurs parfaitement aux exigences des links. Puissant sans être dépendant de la longueur, le Kiwi sait surtout contrôler la trajectoire de sa balle dans un vent cependant timide lors de ce début de troisième tour, mais qui s’est levé par la suite et qui pourrait être de la partie ce dimanche.
À 39 ans, l’objectif du fils de Grant Fox, l’ancien demi d’ouverture des All Blacks, est clair : transformer son excellente dynamique en premier sacre majeur.
La belle réaction de Xander Schauffele
Xander Schauffele, titré en 2024, a réussi son Moving Day. Une carte de 66 (-4) avec six birdies pour seulement deux bogeys et le Californien au dix succès sur le PGA Tour revient dans le jeu… à -4 total.
« J’ai bien drivé et je me suis retrouvé en bonne position pour scorer », confie Schauffele. « Je n’ai pas fait de coups exceptionnels, mais en général, si on évite les bunkers et qu’on est agressif au driver, on peut rendre des trous vraiment difficiles un peu plus abordables. C’est ce que j’ai essayé de faire aujourd’hui. Demain ? Je serai loin derrière la tête, donc je ferai la même chose. »
Á noter également les solides cartes du jour du Japonais Hideki Matsuyama (-4), de l’Espagnol Jose Luis Ballester Barrio (-4) et d’Eric Cole (-4). Le Californien qui avait amélioré hier son score du premier tour de 12 coups. 76 (+6) jeudi, 64 (-6) vendredi… et donc 66 aujourd’hui. A -4 total, il peut encore avoir son mot à dire dans ce 154e The Open.
Un Moving Day à réaction également pour Alex Smalley et Max Homa qui ont rendu ce samedi des solides cartes de 67 (-3).
Photo : ANDY BUCHANAN / AFP












