Alors que l’avenir financier du LIV Golf reste incertain, Jon Rahm pourrait retrouver le DP World Tour en 2027, avec la Ryder Cup en toile de fond.
Jon Rahm va-t-il quitter le LIV Golf ? La question est désormais posée avec une insistance nouvelle. Rien n’est encore décidé, mais l’hypothèse prend de l’épaisseur à mesure que la saison 2026 touche à sa fin et que l’avenir du futur ex-circuit saoudien demeure très incertain.
Selon une information du média anglais The Telegraph publiée ce jeudi, plusieurs sources proches du LIV seraient désormais presque résignées à l’idée de voir partir l’ancien numéro 1 mondial. L’Espagnol devrait arrêter sa décision dans les prochaines semaines, notamment lorsque les contours du financement du LIV pour 2027 seront connus. Le DP World Tour serait, lui, de plus en plus confiant quant à la possibilité de revoir Rahm sur ses épreuves la saison prochaine.
🚨👋🏻⛳️ #BREAKING — The Telegraph is reporting that Jon Rahm is likely set to depart the LIV Golf League at the conclusion of the 2026 season with LIV sources “almost resigned” to the news already, with a final decision expected in the coming weeks. The DPWT has reportedly been… pic.twitter.com/DmbcTfQFvz
— NUCLR GOLF (@NUCLRGOLF) August 13, 2026
Le contexte est évidemment déterminant. Après avoir investi plusieurs milliards de dollars dans le LIV depuis son lancement, le Fonds d’investissement public (PIF) d’Arabie saoudite doit cesser de financer directement le circuit à l’issue de la saison 2026. Scott O’Neil, son directeur général, a bien annoncé la signature d’un « term sheet » avec un investisseur principal, mais le projet qui se dessine pour 2027 serait très différent du LIV actuel.
Une formule réduite à une dizaine de tournois, avec des dotations moins importantes, est notamment envisagée. De quoi refroidir Rahm, qui a déjà gagné plus de 90 millions de dollars en gains, auxquels il faut ajouter entre 300 et 500 millions de dollars de prime à la signature. Son contrat court encore sur deux ans et il lui resterait une part encore importante de cette prime à percevoir. Un éventuel départ entrainerait forcément une grosse négociation et sûrement une perte financière importante pour le Basque.
Le retour en Europe devient une vraie option
Pour Rahm, le problème n’est toutefois pas uniquement financier. L’Espagnol chercherait aussi à retrouver une situation plus confortable vis-à-vis du golf européen et, surtout, de la Ryder Cup. Cette saison, le natif de Barrika, dans la banlieue de Bilbao, avait trouvé un accord particulier avec le DP World Tour. Il avait accepté de régler ses anciennes sanctions, pour un montant supérieur à deux millions de dollars, et de disputer cinq tournois afin de conserver son statut et son éligibilité pour la Ryder Cup. Mais cet arrangement était limité à 2026.
Le DP World Tour a depuis envoyé un message beaucoup plus ferme aux joueurs du LIV : les autorisations conditionnelles accordées cette année ne devraient pas être reconduites en 2027. Le circuit européen avait d’ailleurs précisé dès l’origine que ces accords ne concernaient que la saison 2026 et « ne constituaient pas un précédent ».
Pour Rahm, la conséquence est majeure. S’il reste sur le LIV, il pourrait de nouveau être confronté aux amendes et aux suspensions du DP World Tour. S’il revient dans le giron européen, il retrouverait une voie beaucoup plus naturelle vers la Ryder Cup 2027 mais se priverait sûrement de nombreux millions de dollars. À 31 ans, avec deux Majeurs à son palmarès et un compte en banque bien rempli, l’enjeu sportif n’est évidemment pas secondaire.
Un retour sur le PGA Tour n’est pas non plus inimaginable. En début d’année, le circuit américain a ouvert ses portes à Brooks Koepka en créant une catégorie spéciale. Si Jon Rahm n’avait pas suivi, on imagine mal le board du PGA Tour se priver de l’une des plus grandes stars actuelles du golf mondial.
Rahm, mais aussi Hatton et les autres
Le cas de Rahm pourrait surtout provoquer un effet domino. Tyrrell Hatton, son coéquipier au sein de Legion XIII et partenaire en Ryder Cup, avait, lui aussi, bénéficié d’un accord avec le DP World Tour pour la saison 2026. S’il reste sur le LIV l’an prochain, il pourrait être confronté au même problème.
Tom McKibbin, Adrian Meronk, Thomas Detry, David Puig et le Français Victor Perez sont également concernés. Huit joueurs du LIV avaient obtenu cette saison des autorisations conditionnelles en échange du règlement de leurs amendes et d’un engagement à jouer davantage sur le circuit européen. Là encore, rien ne garantit que le dispositif survivra à 2026.
Le cas de Rahm reste néanmoins différent par son poids. Son départ priverait le LIV de l’une de ses principales vedettes au moment précis où le circuit cherche à convaincre de nouveaux investisseurs de financer sa « deuxième vie ». Bryson DeChambeau, lui, a affiché une ferme intention de poursuivre l’aventure. L’avenir de Jon Rahm est beaucoup plus difficile à lire.
Et les discussions ne concernent visiblement pas uniquement les stars. Présent cette semaine au Danish Championship, Bubba Watson a résumé en quelques mots l’incertitude qui règne actuellement dans les rangs du LIV. « Je peux choisir si j’ai un travail l’année prochaine. Mais on ne peut pas dire qu’on est dedans ou qu’on est dehors tant qu’on n’a pas découvert ce qui se passe vraiment, quelles options on a et à quoi ça ressemble. On en parle beaucoup entre nous. »
Bubba Watson: “You can’t say you’re in or you’re out until you find out what’s really going on & what options you have & what that looks like. So we’ve been talking about it. We have a player meeting right now. All 57 players & [we’re] talking through it, what it’s going to look…
— Pro Golf Critic (@ProGolfCritic) August 13, 2026
©Mike Stobe/LIV Golf










