Déjà vainqueur de l’U.S. Open en 2023, Wyndham Clark s’est offert un deuxième succès dans son Open national. Nanti de six coups d’avance avant le dernier tour, le joueur du Colorado de 32 ans s’est fait une petite frayeur avec neuf trous de l’aller très difficiles et une superbe charge de Sam Burns. Mais il a résisté à tout, même au terrible parcours de Shinnecock Hills.
Jeudi après-midi, Wyndham Clark, touché par la grâce pendant 45 minutes, avait réussi une séquence de deux birdies et un eagle en trois trous pour s’envoler en tête de l’U.S. Open. Ensuite, plus personne ne l’a rejoint en tête du classement. Mais ce fut chaud, très chaud, dimanche, dans les dernières hectomètres du sprint final.
Le leaderboard complet
Cet Open américain s’est peut-être joué sur une poignée de millimètres, ceux qui ont manqué à la balle de Sam Burns pour tomber dans le trou, sur son ultime trou, le 72e, quand son putt pour birdie est venu mourir à droite du bonheur, après l’avoir effleuré. Si le birdie était tombé, l’homme de Louisiane serait revenu à hauteur de Clark. A qui il restait trois trous à jouer. La pression aurait été énorme sur le leader.
To take a share of the U.S. Open lead… NOOOOO
— U.S. Open (@usopengolf) June 21, 2026
Sam Burns is in the clubhouse at -3, one behind Clark. pic.twitter.com/F1RbbFwSpc
Et dire qu’au 17, Burns avait déjà manqué un putt pour birdie, de 2,80m celui-là, un putt presque facile. Mais il est rentré au club-house avec un total de -3.
Birdie (presque) libérateur au 16
Et Clark n’a pas craqué. Au contraire. Sur le 16, pendant que son rival ruminait son dernier échec sur le green au club-house, le futur vainqueur a réussi un birdie improbable sur le par 5 du 16.
Drive dans le très gros rough. Recentrage qui franchit in extremis des bunkers dangereux. Coup de fer qui tient d’un souffle sur le fond du green. Et un putt de 7,50 mètres sublime pour birdie qui lui offre deux coups d’avance.
Le tournant.
WYNDHAM CLARK! HUGE!
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An unlikely birdie after his tee shot found the fescue. pic.twitter.com/RLO84XIltX
Le public américain, qui avait tant espéré que ce soit plutôt Scottie Scheffler, son adversaire dans la dernière partie, vienne chatouiller Whydham Clark, a enfin salué comme il se doit ce coup de maître. Clark n’a pas une immense popularité dans son pays. La faute à écarts de conduite par le passé, et notamment un vestiaire cassé de colère l’année dernière lors de l’U.S. Open à Oakmont. Sacrilège.
Mais voilà le « mauvais garçon » avec deux Open américain à son palmarès, à 32 ans. Cela mériterait davantage de respect et d’admiration de la part de ses compatriotes. Car s’il a commis un bogey au 17, le 34e mondial a réussi a assuré le par au 18. Et a gagné. Comme à Los Angeles en 2023.
WIRE-TO-WIRE FOR WYNDHAM! 🏆 🏆 pic.twitter.com/k7kvzfXzTS
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Le long dimanche de fiançailles entre Wyndham Clark et l’U.S. Open 2026 n’a toutefois pas été un long fleuve tranquille, même s’il comptait six coups d’avance sur la ligne de départ. Son partenaire-adversaire dans la dernière partie,Scottie Scheffler n’a pas été celui qui lui a posé le plus de problèmes, malgré son aura, malgré sa quête de Grand Chelem. Le n°1 mondial a débuté par un bogey. Pas la meilleure façon de débuter une charge héroïque…
Un aller en enfer
Le premier vrai coup de semonce dans ce dernier tour a été l’œuvre de Sam Burns, auteur d’un birdie longue distance au 8 après avoir déjà allumé du rouge sur les trous 1, 3 et 5..
From way downtown… BANG! 💥
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Sam Burns from 49 feet!
Now 2 back. pic.twitter.com/AxdleysJSs
C’était déjà son 4e birdie dans ce début d’après-midi. Pendant ce temps, Wyndham Clark était fébrile dans à peu près tous les compartiments du jeu.
Un bogey sur les difficile trou n°2 avait donné le ton. Sur l’aller, celui qui avait triomphé à Los Angeles en 2023 dans ce tournoi était clairement à la peine. +3 sur l’aller. Avec seulement trois greens en régulation…
Un joli cadeau d’anniversaire pour Kim, pas pour Scheffler
Dès lors, les vainqueurs potentiels étaient devenus bien plus nombreux. J.T. Poston aurait pu être la surprise du chef, avec un superbe retour de l’arrière (67). Mais avec dix coups de retard sur la ligne de départ, il lui aurait fallu un exploit et il n’a pas réussi à lâcher les chevaux sur les six derniers trous, joués en +1. Keith Mitchell a lui aussi tapé à la porte. Dans son style rétro et élégant, avec son swing école, le joueur du Tennessee au visage impassible a été l’un des acteurs du sprint final. Mais il lui a manqué un peu de magie pour vraiment se mêler à la lutte pour le titre.
Seul non Américain aux avant-postes, Tom Kim a lui aussi entrevu une fenêtre pour un drôle d’exploit. Le jeune Coréen est rentré dans le rang depuis deux saisons, après une arrivée fracassante sur le PGA Tour (trois victoires). Il a arraché un podium. Son meilleur résultat en majeur, le jour de ses 24 ans. Joli.
Quant à Scheffler, qui lui aussi fêtait son anniversaire (30 ans), il pourra regretter un putting en berne. Il a sûrement déçu ses supporters, malgré sa 4e place. Mais il confirme encore son extraordinaire fond de jeu. Comme Xander Schauffele, 11e. En neuf U.S. Open, il n’a jamais terminé plus loin que 14e. Fort, très fort.
Des Européens un peu en berne
Les Européens, eux, ont déçu ce dimanche. Seul le vétéran Justin Rose a été à son avantage parmi les ténors, avec un 68 qui lui offre un nouveau résultat marquant (11e). Ludvig Åberg a bien signé la meilleure carte du jour (66), mais il partait de trop loin pour prétendre à jouer un rôle.
Rory McIlroy a été aux abonnés absents ce week-end (deux fois 73). Tout comme Matt Fitzpatrick (74 et 72). Tommy Fleetwood a pointé le bout de son nez sur le haut du leaderboard avec deux birdies sur ses trois premiers trous, mais l’Anglais a coincé ensuite.
C’est finalement Tyrrell Hatton qui obtient le meilleur résultat des « Bleus et Jaunes » de Bethpage, avec un nouveau top 10 en majeur, son 9e en carrière. Il termine à égalité avec un certain Joaquin Niemann, qui va sûrement longtemps ruminer son septuple bogey rocambolesque du 2e tour. Le Chilien échoue à cinq coups du vainqueur…
Le leaderboard
Photo Christian Petersen / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
















