Le LIV entre dans une nouvelle phase de son développement. Le circuit financé depuis 2022 par le Fonds d’investissement public saoudien (PIF) cherche désormais de nouveaux investisseurs afin d’assurer sa viabilité économique. Le PDG du LIV, Scott O’Neil, a lancé une levée de fonds pouvant atteindre 250 millions de dollars, soit près de 215 millions d’euros. L’objectif affiché serait d’atteindre la rentabilité dans les deux prochaines années.
Le Fonds d’investissement public (PIF) qui a injecté entre 5 et 8 milliards de dollars dans le LIV Golf depuis son lancement en 2022, a confirmé le mois dernier qu’il mettrait fin à son soutien financier fin 2026. Cette décision est liée au changement de stratégie du PIF, qui ne dispose plus des ressources nécessaires pour investir dans une entreprise déficitaire.
Le LIV cherche donc désormais à lever jusqu’à 250 millions de dollars (près de 215 millions d’euros) auprès d’investisseurs extérieurs. L’objectif est de réunir la totalité de cette somme, tout en prévoyant une rentabilité dans les deux ans. Si la levée de fonds est moindre, aux alentours de 150 millions de dollars, la ligue comptera sur la hausse de la valeur de ses équipes et sur un nouvel accord sur les droits médias pour combler le déficit. Idéalement, le circuit dissident doit conclure un nouvel accord au début du mois d’octobre prochain.
Le PDG, Scott O’Neil, a été clair sur son argumentaire auprès des investisseurs. « Si vous me demandez où réside la valeur de cette entreprise, c’est dans les équipes », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse avant le LIV Golf Virginia au début du mois. Le LIV avait déjà commencé à explorer des investissements minoritaires dans des équipes, valorisées à 300 millions de dollars, en collaboration avec le groupe de conseil sportif Citi, avant que le PIF ne se retire complètement.
1,4 milliard de dollars de pertes en 2025
De plus, la ligue a signé le mois dernier un accord de diffusion télévisée et de streaming avec Sony Pictures Networks India pour la partie médias en Inde, au Pakistan, au Bangladesh, au Sri Lanka et sur les marchés environnants. Cela rend le dossier plus attrayant pour les investisseurs sur le papier, même si beaucoup ont souligné l’ironie d’un contrat pluriannuel signé par une ligue qui n’est même pas sûre d’être encore là en 2027.
L’argument principal de la ligue auprès des nouveaux investisseurs est que l’abandon du PIF est un atout majeur, car le soutien saoudien avait auparavant dissuadé de nombreux sponsors, les diffuseurs et une partie du public. Mais les chiffres sont difficiles à ignorer. Le LIV a accumulé 1,4 milliard de dollars de pertes en 2025 et Scott O’Neil a admis qu’il pourrait falloir une décennie avant que l’ancien modèle ne soit rentable.
Si le financement s’avère insuffisant, il est toujours possible d’opter pour un financement relais, mais cela ne fait que repousser le problème de fond. Le LIV dispose toujours d’événements, de talents et d’une présence médiatique. Reste à savoir si cela suffira à justifier un investissement de 250 millions de dollars.














