Alors que le retrait annoncé du fonds souverain saoudien PIF à l’issue de la saison 2026 oblige le LIV Golf à se réinventer, Bryson DeChambeau et Sergio Garcia affichent leur confiance dans l’avenir du circuit. À l’inverse, Jon Rahm assume une position beaucoup plus détachée.
N.C.
L’avenir du LIV Golf continue d’alimenter les discussions. Depuis l’annonce du retrait du Public Investment Fund (PIF), le fonds souverain d’Arabie saoudite qui a financé la ligue depuis sa création, les interrogations se multiplient sur la capacité du circuit à poursuivre son développement à partir de 2027.
En coulisses, les dirigeants du LIV travaillent activement à la recherche de nouveaux investisseurs afin d’assurer la pérennité du projet. Une transition qui ne semble pourtant pas inquiéter outre mesure certains de ses principaux ambassadeurs.
Bryson DeChambeau fait même partie des joueurs impliqués dans cette nouvelle phase. L’Américain a récemment expliqué qu’il faisait « tout ce qu’il peut » pour contribuer à l’arrivée de nouveaux partenaires financiers. Une implication loin d’être anodine pour celui qui demeure l’une des principales locomotives médiatiques du circuit et dont le contrat arrive à échéance à la fin de la saison 2026.
Nous sommes vraiment enthousiastes par rapport au travail accompli par notre CEO Scott O’Neil et son équipe
Sergio Garcia
Même confiance du côté de Sergio Garcia. Présent depuis les débuts du LIV en 2022, le capitaine des Fireballs GC ne cache pas son optimisme malgré la fin annoncée du soutien saoudien. « Je ne dirais pas qu’il y a beaucoup d’incertitude. Évidemment, il y en a un peu, a reconnu l’Espagnol avant l’épreuve disputée cette semaine à Valderrama. Nous sommes vraiment enthousiastes par rapport au travail accompli par notre CEO Scott O’Neil et son équipe. Nous aimons être impliqués, donner notre avis et voir comment nous pouvons aider la ligue à continuer d’avancer. »
Pour Garcia, le débat ne porte plus réellement sur la survie du LIV Golf. « Nous sommes très confiants sur le fait que cela va continuer, a-t-il assuré. Cela aura simplement une apparence différente. Plus que de savoir si la ligue va continuer, la vraie question est de savoir à quoi elle ressemblera dans le futur. »
Les pistes actuellement étudiées iraient d’ailleurs dans le sens d’une refonte du produit, avec une place encore plus importante accordée à la compétition par équipes, élément différenciant du LIV depuis sa création. Une orientation qui, selon plusieurs sources, aurait reçu un accueil favorable de la part des joueurs.
Jon Rahm loin des discussions
Interrogé à Valderrama sur une éventuelle participation aux présentations destinées à séduire de futurs investisseurs, le Basque a coupé court : « Non ». L’ancien numéro un mondial n’a aucune intention de s’inviter dans ce type de discussions. « Je ne connais rien aux affaires, a-t-il justifié. Je ne vais jamais prétendre connaître quoi que ce soit aux affaires. Si je me retrouvais dans une présentation devant des investisseurs, je ne saurais même pas quoi dire. » Avant de résumer sa philosophie en une phrase : « Mon travail est de jouer au golf. »
Rahm a salué l’implication de DeChambeau et reconnaît que la présence d’un joueur peut apporter de la crédibilité à ce type de rendez-vous. Mais lui préfère rester à sa place. « C’est déjà assez difficile comme ça », a-t-il glissé en évoquant son métier de joueur professionnel. Et même s’il en avait envie, l’Espagnol rappelle qu’il a « trois jeunes enfants et un quatrième en route », ce qui lui laisse peu de temps pour traverser les États-Unis ou le monde afin d’assister à des réunions.
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