Pour la première fois depuis quatre ans, sept joueurs du LIV disputent le Genesis Scottish Open, un tournoi co-sanctionné par le PGA Tour. La possibilité d’une victoire d’un “banni” n’est pas à exclure. Pendant ce temps, Patrick Reed termine de purger sa suspension, et va recevoir des invitations avant sa réintégration definitive en 2027.
Sept joueurs du LIV Golf disputent un tournoi co-sanctionné par le PGA Tour cette semaine au Genesis Scottish Open pour la première fois depuis l’été 2022.
Jon Rahm, Tyrrell Hatton, David Puig, Victor Perez, Tom McKibbin, Laurie Canter et Adrian Meronk sont éligibles car membres du DP World Tour depuis qu’ils ont payé leurs amendes. C’est dans ce contexte inédit d’épreuves co-sanctionnée qu’ils retrouvent le circuit américain sur lequel ils sont toujours bannis.
La question que tout le monde se pose : cette fenêtre pourrait-elle s’ouvrir un peu plus grand ? La réponse, pour l’instant, est non. Un joueur du LIV qui gagnerait au Renaissance Club obtiendrait bien une exemption pour The Open et le Masters 2027, mais aucun statut PGA Tour. La ligne reste fermée – sauf pour les membres qui ont, eux, choisi de quitter LIV.
Patrick Reed, l’exemple à suivre ?
C’est là qu’entre en scène Patrick Reed. L’ancien vainqueur du Masters a quitté le LIV Golf avant la saison 2026, rejoint le DP World Tour à temps plein, et purge actuellement une suspension d’un an sur le PGA Tour qui court jusqu’au 26 août. Mais grâce à la co-sanction du Scottish Open, il y dispute dès cette semaine son premier tournoi du PGA Tour depuis plus de quatre ans. « C’est formidable de revoir des visages familiers du passé », a-t-il déclaré à bunkered.co.uk.
Sa route vers le retour est méthodique et assumée. « Je voulais le faire dans les règles. Pas seulement à cause de la carte, mais aussi à cause des joueurs. Revenir et m’assurer que j’avais purgé ma peine et que je revenais en gagnant ma place plutôt qu’en me la voyant offrir », avait-il confié à Golf Channel lors de l’U.S. Open.
Être le premier Américain à remporter le Race to Dubai, ça compterait beaucoup pour moi.
Patrick Reed
Et les invitations sur le PGA Tour commencent à tomber : l’Américain a annoncé avoir reçu « un certain nombre de sponsor exemptions » qui lui permettraient de jouer via dès la fin août, puis potentiellement accéder à une carte pleine en 2027 grâce à sa domination actuelle sur le Race to Dubai – il en est le leader avec deux victoires. « Être le premier Américain à remporter le Race to Dubai, ça compterait beaucoup pour moi », a-t-il précisé.
Pour les sept joueurs du LIV présents cette semaine, Patrick Reed incarne une voie possible. Gagner à North Berwick ne leur ouvrira pas les portes du PGA Tour, mais montrer que leur niveau est intact face à Scottie Scheffler, Rory McIlroy et Matthew Fitzpatrick constituerait, dans un contexte d’incertitude sur l’avenir financier de LIV, un signal fort envoyé à Brian Rolapp et au PGA Tour.
Photo : Karim JAAFAR / AFP













