Après une longue convalescence en raison de douleurs au dos, Gary Stal retrouve progressivement le chemin de la compétition. Présent au Championnat de France professionnel, le Lyonnais avance sans brûler les étapes, avec les cartes du DP World Tour en ligne de mire.
Propos recueillis par Nathan Cardet, à Saint-Jean-de-Luz
Dans un très long message publié sur les réseaux sociaux en août dernier, Gary Stal avait mis fin à sa saison en raison d’un mal de dos persistant. Il en avait profité pour faire un bilan sans concession du monde du golf professionnel actuel.
Le Lyonnais a retrouvé les fairways et dispute cette semaine le Championnat de France professionnel au Golf de Chantaco. Sans vouloir trop forcer sur son dos, le golfeur de 34 ans a pour objectif les cartes du DP World Tour en fin d’année.
Golf Planète : Comment s’est passé ce premier tour du Championnat de France professionnel ?
Gary Stal : Je termine en +2, j’ai été assez loin des drapeaux. J’ai pris beaucoup de greens, mais je n’ai pas rentré un putt. Et quand j’ai raté les greens, j’ai fait bogey à chaque fois, ou presque. Je crois que j’ai pris quatorze greens en régulation et je n’ai sauvé le par qu’une seule fois après un green manqué. En revanche, j’ai bien aimé ma frappe de balle. Elle est meilleure que lors des dernières semaines où j’ai joué en tournoi. De ce côté-là, je suis assez satisfait.
G.P. : Vous étiez blessé au dos l’an dernier. Comment allez-vous aujourd’hui ?
G.S. : Ça va beaucoup mieux. J’arrive désormais à jouer dix-huit trous à pied, même si je prends encore le temps de me reposer avant certains coups. En fait, c’est surtout le fait de rester debout trop longtemps qui me fait souffrir. La marche et le swing jouent un peu, mais c’est davantage le fait de rester debout qui est compliqué.
Je fais donc attention à ça. J’ai aussi eu la chance de travailler avec un très bon ostéopathe qui m’a énormément aidé. Depuis trois ou quatre mois, les choses évoluent vraiment dans le bon sens. C’est pour cette raison que je reprends les tournois progressivement.
En revanche, je ne suis pas encore certain de pouvoir enchaîner quatre tours, sur plusieurs semaines de compétition d’affilée. C’est pourquoi je sélectionne des tournois espacés dans le calendrier. Je me préserve surtout en vue des cartes de fin d’année.
Je vais aussi avoir un enfant au mois de septembre, donc il y a un très bel événement qui nous attend également
G.P. : Cela s’accompagne-t-il d’une envie grandissante de jouer ?
G.S. : Oui, bien sûr. Le fait d’avoir beaucoup moins mal donne forcément envie de rejouer. Mais j’y vais doucement, parce que je n’ai pas envie de retomber dans un cercle où je taperais trop de balles et où je me referais mal au dos.
J’essaie d’y aller progressivement, de faire davantage de sport et de mieux faire attention à mon alimentation. Mais oui, évidemment que ça donne envie de rejouer. Je suis content de retrouver les tournois, ça me fait du bien, mentalement aussi. J’avance étape par étape, comme on dit.
G.P. : L’objectif des prochains mois, ce sont donc les cartes du DP World Tour ?
G.S. : Oui, clairement. Les cartes sont l’objectif principal. Et puis je vais aussi avoir un enfant au mois de septembre, donc il y a un très bel événement qui nous attend également. Ensuite, il y aura les cartes, de la mi-octobre au mois de novembre. C’est vraiment la priorité.
G.P. : L’idée d’un retour sur l’Asian Tour est-elle dans un coin de votre tête ?
G.S. : Je ne sais pas trop. On en parlait encore hier, mais je n’ai pas vraiment de réponse aujourd’hui. Je suis entièrement concentré sur les cartes européennes et je vais tout faire pour que ça se passe bien. Ensuite, on verra.
©Nathan Cardet/Golf Planète













