Prestataires non payés, vagues de licenciements annoncées, arriérés de salaires… Le climat est tout sauf serein sur le LIV Golf à quelques heures du LIV Golf Indianapolis qui doit boucler la saison 2026 du circuit dissident, plus que jamais dans la tourmente.
L’argent a toujours été le nerf de la guerre sur le LIV Golf, dès sa création via certains contrats mirobolants à neuf chiffres. Cela l’est encore à quelques heures du LIV Golf Indianapolis, dernier rendez-vous de la saison 2026. Et peut-être dernier rendez-vous tout court de ce Circuit dissident lâché par le Fonds d’investissement public (PIF) d’Arabie saoudite un peu plus tôt cette année.
Outre l’annulation confirmée de l’ultime tournoi par équipes prévu la semaine prochaine dans le Michigan, on fait ainsi état d’arriérés de salaires et autres primes toujours non payés par la Direction, notamment ceux concernant le LIV Golf New York disputé du 6 au 9 août au Trump National Golf Club Bedminster (New Jersey).
Une dotation finale revue nettement à la baisse
De façon générale, les joueurs sont payés de leurs gains le mardi ou le mercredi suivant la fin de la compétition. Ce qui n’est apparemment toujours pas le cas pour le moment. Est-ce une raison pour ne pas prendre le départ cette semaine à Indianapolis (Indiana) ?
Ce qui est sûr, c’est que ce LIV Golf 2026 ne roule plus sur l’or. Ainsi, la dotation de 30 millions de dollars prévue au préalable devrait être nettement revue à la baisse ici à Indianapolis. Au-delà des retards de paiement qui touchent les joueurs, les prestataires sont également impactés. Le LIV a annoncé que ses deux prestations musicales cette semaine à Indianapolis après la phase finale avaient été annulées en raison de « changements inévitables dans le programme de divertissement. »
Quelques jours pour trouver 300 millions
Il y a un mois, ce même LIV avait informé ses employés de possibles licenciements dans le cadre d’une restructuration visant à adapter ses effectifs avant le lancement de LIV 2.0. Si celui-ci aura bien lieu… Car les doutes sur la pérennité du Circuit sont également présents dans l’esprit des joueurs.
Jon Rahm, la clef de voute avec Bryson DeChambeau d’un éventuel projet futur présenté par Scott O’Neil le 5 août dernier, serait sur le point de revenir en 2027 sur le PGA Tour, certes sous conditions drastiques. Ian Poulter, présent depuis le lancement en juin 2022, n’avait pas caché non plus son inquiétude sur YouTube au début du mois : « Je pense que le temps presse… Il y a une date butoir, le 1er septembre. Il reste quatre semaines pour trouver 300 millions de dollars. C’est très peu de temps, surtout quand on sait que des joueurs doivent signer des contrats. »
Les joueurs quittent le navire
Malgré les annonces d’apaisement et les promesses faites par le même Scott O’Neil, assurant l’arrivée d’un « puissant » investisseur sans en révéler pour autant l’identité, les signes avant-coureurs d’une possible banqueroute se font de plus en plus pressants. A l’image par exemple de ces joueurs qui tentent de se « recaser » pour 2027, en prenant pour certains d’entre eux le départ du PQ1 des Cartes européennes sur le DP World Tour, programmées du 25 août au 25 septembre… Des signes pas franchement rassurants, il faut bien le reconnaître.












