Nastasia Nadaud a fait le plein de confiance lors de ses deux premiers tours. Après deux journée en 68 (-6 total), la jeune Savoyarde de 21 ans côtoie certaines des meilleurs joueuses mondiales dans le haut du leaderboard de ce 32e Amundi Evian Masters. La jeune Savoyarde a enthousiasmé les supporters français ce vendredi matin et leur donne rendez-vous pour un week-end qu’on lui souhaite tout aussi radieux…
Propos recueillis par Frédéric PLISSON, à Evian
GOLF PLANETE : Natasia, quand vous voyez ce leaderboard, on imagine une immense satisfaction…
Nastasia NADAUD : Je le découvre, et c’est top. Après une super première journée, j’ai réussi à enchaîner. Je suis hyper satisfaite de mes deux premiers tours. Le jeu long est bien en place. Le putting a été moyen hier mais plus en chauffe aujourd’hui, ce qui a renforcé ma performance et ma confiance.
G.P. : Hier vous avez brillé sur les pars 5. Ce fut plus compliqué aujourd’hui notamment sur l’aller. Pour quelle raison selon vous ?
N.N. : J’ai eu un passage délicat au 7 et au 9 en effet… j’ai dû faire un flashback de l’an dernier. Malgré un mauvais coup au 9 et un double, j’ai aussitôt enchaîné avec un birdie au 10 et un bon sauvetage au 11. Cette réaction m’a rassuré.
Une bonne gestion émotionnelle
G.P. : Que s’est-il passé sur ce trou n°9 ?
N.N. : Sur le 9, ma balle est bien placée dans le bunker mais je rate mon shot. J’ai eu de la chance de ne pas me retrouver hors-limites car là ça aura été bien plus lourd. Mais encore, ma réaction prouve une bonne gestion émotionnelle.
G.P. : Bénéficiez-vous du fait de connaître ce parcours sur le bout des doigts ?
N.N. : C’est vrai que je le connais par cœur. C’est un parcours qui se défend très bien, avec des positions de drapeaux difficiles. Je sais où il faut rater, ou il faut éviter de rater, même si la frustration arrive quand l’exécution ne suit pas l’intention.
Récupération et baignade dans le lac Léman
G.P. : On vous a vu beaucoup échanger avec votre cadette. Est-ce essentiel pour vous ?
N.N. : Ma relation avec ma cadette est constante et propice à alléger la pression. On se raconte nos potins. On parle du public, de telle ou telle personne, tout en restant gentilles bien sûr (sourires). Ce dialogue m’aide à maintenir une ambiance détendue et productive. Je transforme mon tour en petite balade…
G.P. : Vous avez eu peu de temps de repos entre vos deux premiers tours. La fatigue se ressent-elle ?
N.N. : L’enchaînement a été intense. Hier soir j’ai eu à peine le temps de prendre une douche avant d’aller me coucher. Le réveil à sonné à 5h30 ce matin. Pas simple en effet. Je vais récupérer et m’offrir une baignade dans le lac Léman.
Photo : Philippe Millereau / KMSP












