À un peu plus de deux semaines de la Presidents Cup à Medinah, Geoff Ogilvy a révélé avoir une nouvelle fois tenté d’obtenir l’autorisation de sélectionner des joueurs du LIV Golf. Le capitaine de l’équipe internationale aurait notamment aimé pouvoir compter sur ses compatriotes Australiens Cameron Smith et Lucas Herbert.
Le PGA Tour ne souhaite pas infléchir sa position. Propriétaire du tournoi, le circuit américain n’a pas l’intention d’autoriser les joueurs bannis du LIV à se produire dans leur écosystème.
Geoff Ogilvy aura essayé jusqu’au bout.
Le capitaine de l’équipe internationale de Presidents Cup, qui affrontera les États-Unis du 25 au 28 septembre à Medinah (Illinois), aurait volontiers ajouté quelques joueurs du circuit dissident à son effectif. À commencer par ses compatriotes Cameron Smith et Lucas Herbert.
On ne peut pas dire qu’il n’y en aura aucune, mais il faut voir comment les choses évoluent
La réponse du PGA Tour à Ogilvy lors de sa prise de fonction
L’ancien vainqueur de l’U.S. Open (2006) a expliqué mardi devant les médias australiens avoir interrogé à plusieurs reprises les dirigeants du PGA Tour sur la possibilité d’ouvrir la compétition aux joueurs de la ligue dissidente.
« Oui, j’ai posé la question plusieurs fois. Je l’avais déjà posée il y a deux ans, quand j’ai obtenu ce rôle : “Est-ce qu’il y aura une possibilité ?” On m’avait répondu : “On ne peut pas dire qu’il n’y en aura aucune, mais il faut voir comment les choses évoluent.” »
Deux ans plus tard, rien n’a suffisamment évolué.
« J’imagine que la situation n’a tout simplement pas évolué au point qu’ils soient prêts à permettre cela. »
Différent de la Ryder Cup
Contrairement à la Ryder Cup, la Presidents Cup est une compétition appartenant au PGA Tour. Les joueurs du LIV Golf restent donc inéligibles.
La situation est différente en Ryder Cup, organisée conjointement par la PGA of America et Ryder Cup Europe. C’est ce qui avait notamment permis à Bryson DeChambeau, Jon Rahm et Tyrrell Hatton de participer à l’édition 2025 à Bethpage.
Pour la Presidents Cup, la création du LIV Golf a eu des conséquences particulièrement importantes sur l’équipe internationale.
Lors de l’édition 2022 à Quail Hollow, le capitaine Trevor Immelman avait perdu plusieurs candidats sérieux à la sélection après leur départ pour le LIV quelques semaines seulement avant la compétition.
« Je pense que notre équipe, les Internationaux, a été un peu plus durement touchée que les Américains, estime Ogilvy. Ils ont également perdu de très bons joueurs, mais cette année ce n’était tout simplement pas une option. »
Avec Min Woo Lee et Adam Scott
L’Australie sera bien représentée à Medinah avec notamment Adam Scott et Min Woo Lee, mais Ogilvy ne cache pas qu’il aurait aimé disposer de toutes ses forces.
Cameron Smith constituait évidemment une option de poids. Tout comme Lucas Herbert, qui a rappelé cet été qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs en terminant sixième de The Open à Royal Birkdale après avoir notamment égalé le record du parcours avec un 62.
Deux armes supplémentaires dont Ogilvy devra finalement se passer.
Le capitaine australien espère surtout que la situation aura évolué dans deux ans, lorsque la Presidents Cup reviendra en Australie, à Kingston Heath en 2028.
« L’avenir du LIV est une grande inconnue actuellement. Dans le futur, ce serait formidable que, quelle que soit l’issue de tout cela, chaque joueur international et chaque joueur américain soit disponible pour cette compétition. »
Avant d’ajouter :
« C’est un grand tournoi et ce serait formidable de pouvoir choisir parmi l’ensemble des meilleurs joueurs. »
Jason Day sur la touche
Ogilvy aurait également aimé s’appuyer sur Jason Day, mais pour une raison totalement différente.
L’ancien numéro 1 mondial, handicapé par des problèmes de dos ces derniers mois, n’était pas en mesure de briguer une place de joueur. Ogilvy lui a alors proposé de rejoindre son encadrement comme assistant.
Day a décliné l’invitation afin de se consacrer entièrement à sa rééducation.
« Je lui ai demandé s’il voulait venir. Je pensais vraiment qu’il pouvait apporter beaucoup à l’équipe grâce à son expérience et à ce qu’il représente. Mais il a préféré s’occuper de sa rééducation, et c’est une bonne chose. Il doit d’abord se remettre complètement. »
Une décision logique aux yeux d’Ogilvy, qui estimait impossible de prendre le risque de sélectionner un joueur physiquement diminué.
« C’est une longue semaine, très fatigante, et les douze joueurs doivent pouvoir disputer les simples. On ne peut pas protéger un joueur pendant toute une semaine comme celle-ci. »
À Medinah, Geoff Ogilvy devra donc composer sans Cameron Smith, Lucas Herbert et Jason Day. Trois Australiens qu’il aurait volontiers eus à ses côtés pour tenter de faire tomber les États-Unis.
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