Rarement dans l’histoire des Majeurs, un leaderboard n’avait été aussi compact avant le dernier tour. Ils sont une bonne trentaine à pouvoir espérer s’imposer dans ce PGA Championship 2026. On a essayé d’y voir un peu plus clair pour identifier les favoris, mais ce n’est pas simple…
Trente joueurs en seulement cinq coups. Et encore, Alex Smalley est leader avec deux coups d’avance sur ses premiers poursuivants. Autant dire que le PGA Championship dispose d’un leaderboard ultra resserré.
C’est presque unique dans l’histoire. Seulement deux autres Majeurs ont compté davantage de joueurs à cinq coups ou moins en haut du leaderboard : l’U.S. Open 1990 (31 joueurs) et l’Open britannique 2001.
Smalley favori logique ?
Pour désigner un favori, il faut donc prendre des risques. Statistiquement, c’est bien sûr Alex Smalley qui tient la corde. Selon le site datagolf, spécialisé dans les statistiques en tout genre et les projections, le leader compte 18,1 % de chances de s’imposer. Les bookmakers le placent également en tête dans leurs cotes (5 contre 1).
Historiquement, ce sont toujours les meilleurs putters de la semaine qui se sont imposés à Aronimink lors de tournois du PGA Tour et du PGA Championship (Keegan Bradley en 2018).
L’Allemand Matti Schmid et le Canadien Nick Taylor, actuellement deuxièmes, mènent le bal dans cette statistique.
Le putting déterminant
L’Anglais Aaron Rai est lui aussi efficace sur les greens. Ils ont donc, eux aussi, une vraie chance de s’imposer, même si les « prédictions » des spécialistes ne leur sont pas favorables.
Mais Smalley est également solide putter en main cette semaine, alors il peut franchement y croire.
Sauf qu’il n’a jamais gagné sur le PGA Tour. Sauf que lors du Players Championship 2025, il avait cédé dans le dernier tour alors qu’il était dans le coup pour la victoire. 4e après 54 trous, il avait terminé 14e.
Rahm-Åberg en pointe
Alors il faut peut-être se tourner vers les joueurs plus capés qui chassent le joueur de Rochester au caractère discret.
A deux coups derrière lui, il y a deux cadors européens : Ludvig Åberg et Jon Rahm. Le Suédois, dont le grand jeu impressionne mais qui peine sur les greens, vise son premier Majeur, après une deuxième place au Masters 2024.
De l’avis de beaucoup, il est peut-être celui qui est le plus attendu dimanche. Datagolf lui accorde 13,4 % de chances de victoire. C’est un soupçon mieux que « Rahmbo » (13,2 %).
Ces deux-là ont l’autre étiquette de favori, la plus naturelle si l’on tient compte de la possible fragilité de Smalley.
Rory incontournable
Sans surprise, le quatrième favori sera Rory McIlroy. Il est même, pour quelques bookmakers, donné légèrement devant Āberg et Rahm. Datagolf lui accorde 9 % de chances. Le double vainqueur du Masters était presque hors course après le premier tour (+4). Il pourrait signer une Remontada historique. Et un nouveau succès retentissant.
Mais il ne devra rien laisser en route ce dimanche.
Schauffele bis ?
Il ne faut bien sûr pas oublier Xander Schauffele, tapis dans l’ombre à trois coups de la tête.
Le double vainqueur en Majeur en 2024 n’a pas l’habitude de craquer dans ce genre d’événement. Il sera sûrement dans le coup à quelques encablures de l’arrivée. C’est du très solide. Il a droit à 7 % de chances par Datagolf, tandis que Patrick Reed, pourtant un autre ténor qui possède le même score, est estimé à 2, 7%. Ce chiffre nous semble un peu bas…
Rose ou une surprise ?
Qui d’autre pour prétendre au Wanamaker Trophy ? La liste des noms est longue, on l’a dit. A la 11e place, à quatre coups donc, on ne peut oublier des joueurs qui ont, eux aussi, triomphé en Majeur. Justin Rose, Hideki Matsuyama, et même les « revenants » Cameron Smith et Martin Kaymer peuvent-ils le faire ?
Ou la surprise peut-elle venir d’un joueur en confiance (Kristoffer Reitan), d’un joueur capable de scorer très bas (Min Woo Lee) ou (Joaquin Niemann) ?
Scheffler trop loin ?
Si on descend un peu plus loin encore, à la 23e place, des profils sont aussi intéressants pour la gagne. Évidemment, il faut parler de Scottie Scheffler.
S’il est chaud au putting comme jeudi, le n°1 mondial peut réussir un « come back » dont il s’est fait une spécialité sur le PGA Tour en 2026. Mais avec 22 joueurs devant lui, il a mathématiquement très peu de chances de l’emporter.
Pour espérer, il devra surtout effacer ses erreurs du 3e tour : six putts manqués à moins de 3 mètres dont trois pour birdie ! Chaque jour sa partition sur les greens se dégrade, on le voit pas réussir le doublé .
Une équation à 30 inconnues
Rickie Fowler, Sam Burns ou Brooks Koepka ont également des arguments : ils sont capables de s’enflammer un dimanche de Majeur pour empocher la mise. C’est d’autant plus jouable si la météo est plus clémente pour ceux qui partiront un peu plus tôt.
Samedi soir, le vent est tombé lors des derniers trous et cela a profité à Alex Smalley, auteur d’un superbe finish. Le facteur météo pourrait lui aussi jouer un rôle dimanche. C’est une incertitude de plus pour tenter de résoudre ce problème à trente corps. Qui va gagner le PGA Championship 2026 ? Faites vos jeux.













