Le coup d’envoi de ce 32e Amundi Evian Championship nous a proposé un début de premier tour mouvementé. Une carte de 74 (+3) et Nelly Korda devra cravacher ce vendredi pour passer le cut. Quant à nos deux premières Françaises à s’élancer, Agathe Laisné et Pauline Roussin-Bouchard, elles pointent respectivement à -2 et -3. Le trou numéro 4 leur ayant réservé un sort bien différent…
Frédéric PLISSON, à Evian
On a beau être numéro une mondiale, vous ne serez jamais à l’abri d’un coup de moins bien. C’est ce qu’à vécu Nelly Korda sur le premier tour de cet Amundi Evian Championship.
Retrouvez le classement provisoire
Une série noire du 18 au 5 ! Partie du 10, l’Américaine a enchaîné trois bogeys et un double (sur le par 4 du trou n°1) en six trous seulement. Un +5 venant la mettre loin des leaders. Certes, elle achève sa journée avec un birdie sur son dernier trou (le par 5 du 9) mais Nelly Korda va devoir vite relever la tête. Le masque et pas un mot à la sortie du recording, mais un peu de temps passé à signer des autographes pour les bambins aux yeux émerveillés.
Different styles. Same target: the crown. 👑 pic.twitter.com/4uXGPxtej8
— The Amundi Evian Championship (@EvianChamp) July 9, 2026
Rappelons qu’elle n’a manqué le cut qu’une seule fois ici à Evian. C’était lors de sa première participation en 2017… Son meilleur résultat étant une 8e place ex æquo en 2022.
Cette année 2026 est certes déjà exceptionnelle pour la Floridienne qui a remporté quatre tournois, dont deux Majeurs, le Chevron Championship et l’U.S. Women’s Open. Mais elle va donc devoir sortir le meilleur de son jeu ce vendredi pour voir le week-end. A +3 total, la numéro une mondiale pointe pour l’instant à 11 longueurs de la leader provisoire, la Japonaise Aki Iwai (-8).
Le trou n°4 juge de paix pour nos Françaises
Pauline Roussin-Bouchard a également vécu une première journée mouvementée. La Drômoise a, elle aussi, joué 74 (+3), ce qui est plutôt correct si l’on s’arrête sur son début de journée. + 6 après 11 trous, avec un double bogey dès son deuxième trou (le 11) et quatre bogeys… Elle a su réagir sur son 13e trou. Un birdie plus deux autres au 5 et au 9, et elle demeure dans les clous pour le cut.
« Je suis rattrapée par tous mes souvenirs de ce qui a pu se passer par le passé sur ce parcours, clame-t-elle. J’ai craqué sur le 1, car ma balle est plein fairway mais elle prend un mauvais rebond. J’ai même jeté mon carnet de parcours avant que je ne commence à faire des birdies. Où est-il ce carnet ? Il doit être dans mon sac, coupé en deux. »
Ça me rend malade
Pauline Roussin-Bouchard
« J’ai une relation particulière avec cet événement. Il me donne des crampes d’estomac. Ça me rend malade. L’affect doit être trop fort. C’est tellement particulier… Tu peux tout bien faire, mais pardonnez-moi l’expression, tu peux en prendre plein la gueule. C’est un vrai combat ! »
Enfin, ils arrivèrent donc ces birdies. Paul Keyser, son caddie, lui donna une consigne toute simple : jouer droit sur les drapeaux…
« Je lui disais que je ne savais pas comment faire. Alors on a fait simple. Et le mieux arrive sur des trous compliqués. Pour bien jouer demain, je vais essayer de rester dans la dynamique des derniers trous d’aujourd’hui. »
Une chose est sûre, Pauline n’abandonnera pas l’objectif de passer le cut. « Même si j’étais à +30, je continuerais à m’accrocher. »
Agathe Laisné, 12 trous de rêve
Quant à Agathe Laisné, partie également du 10, elle nous a régalé durant 12 trous. -2 au compteur avec deux birdies sur le 12 et le 14. « Vraiment très bien ce début de journée, lance-t-elle en sortant du recording. J’étais bien en jambes, et je suis vraiment satisfaite de mon jeu sur ces douze premiers trous. »
Puis vint ce fameux trou n°4, qui a relancé Pauline Roussin-Bouchard, mais qui a marqué un coup d’arrêt pour la Racingwoman. Ce par 4 de 351 mètres synonyme du premier couac pour la Parisienne… un très frustrant double bogey. « Ma balle prend le rough. Puis mon coup de fer 6 est moyen et la balle se plugge dans le bunker. La lèvre est haute et le green sur-élévé. Ma sortie n’est pas terrible. »
Quand on lui demande si cet incident l’a fragilisé pour les cinq trous restant, elle répond : « C’est peut-être un peu le cas. Ce double est vraiment dommage. Mais ça fait partie du golf. »
Elle, si à l’aise putter en mains, a manqué d’intensité par la suite sur deux putts en ligne mais un poil trop courts, notamment sur le green du par 5 du trou n°7.
Le dernier passage de la double vainqueure cette année sur le Ladies European Tour (le Ford Women’s NSW Open et le Joburg Ladies Open) remonte à la fin du mois de mai à l’occasion du Jabra Ladies Open de France. « Ça m’a vraiment servi de jouer ici il y a un mois et demi, même si le parcours est plus difficile que lors de l’Open de France. Les départs ont été reculés, le rough est plus épais, les positions des drapeaux plus compliquées, et les greens plus fermes. »
En 73 à + 2, Agathé Laisné a encore toutes ses chances de voir le week-end. Elle est attendue demain au départ du 1 un peu après midi.
Photo : STUART FRANKLIN / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP)













