L’histoire exemplaire de Simone Thion de la Chaume, par Philippe Palli (1ère partie)

17 juin 2019

Simone Thion de la Chaume est née à Paris dans le 17è arrondissement, le 24 novembre 1908.
Son père, René Jules Thion de la Chaume, inspecteur des finances, vient d’être nommé chef-adjoint du cabinet du ministre des Finances. Sa mère, Marie Charlotte Mahot de la Quérantonnais, sans profession, est la fille de Gustave Frédéric Mahot de la Quérantonnais, notaire à Paris.

En 1909, René Thion de la Chaume intègre la banque de l’Indochine comme secrétaire général et en 1914 ; il en est le directeur adjoint.

La famille Thion de la Chaume découvrira le jeu de golf à Bude, station balnéaire britannique de la région des Cornouailles qui possède depuis 1891, un links de 18 trous situé en pleine ville.

Après la guerre, la famille intègre le Saint-Cloud Country Club où, tous, pratiquent régulièrement le golf.

Lors d’un séjour sur la Côte Basque, la famille Thion de la Chaume découvre Saint Jean-de-Luz et Ciboure. Tombée sous le charme de la cité des Corsaires et des Kaskarrots, la famille en fait leur quartier d’été.

Le littoral basque dispose depuis quelques années de 4 terrains de golf. En effet, depuis la création du golf de Biarritz en 1888, trois autres golfs ont vu le jour.

Saint Jean de Luz a son golf depuis 1893. C’est celui de Sainte-Barbe, aussi connu sous le nom de golf des Anglais. Links de 9 trous, il devient vite saturé et le besoin d’un 18 trous émerge. Une extension est envisagée mais c’est trop compliqué. 

Finalement, suffisamment d’hectares sont achetés à Ciboure et la construction d’un nouveau golf comportant 18 trous, tracé par le brillant joueur anglais John H Taylor, débute.

Anecdote sur la création du golf de la Nivelle

Un jour d’avril 1910, Edouard VII, roi d’Angleterre est invité à déjeuner chez Mrs Morris (membre du comité des Dames du Nivelle Golf-Club). Il ne cesse de s’extasier sur les beautés de ce joli coin de France qu’est le Pays Basque. Pour le roi, le Pays basque est trop joli et, il y a mieux à faire que d’y jouer au golf !

Après une balade à Ascain, Edouard VII rappelle à ses amis qu’ils avaient rendez-vous au Golf Club de Ciboure pour aller prendre le thé.

Arrivé à Olhabinieta, une visite des lieux est organisée en son honneur. Extrait du quotidien Gil Blas du 9 avril 1910 : … « le roi a vivement félicité les membres du comité. Puis a déclaré qu’il ferait volontiers une partie de croquet. Il s’y montra d’une jolie force… Lord et Lady Lonsborough dont Sa Majesté était l’invité lui confièrent que le club si pimpant était, il y a moins de deux ans, une ferme laide et en ruines.

– Qu’il plaise à Votre Majesté, dit lord Lonsborough, de savoir que la transformation de cette ferme est due à un gentilhomme irlandais, le comte O’ Byrne, qui devina le golf idéal dans le cadre merveilleux, sur cette plaine déshéritée connue sous le nom d’Olhabinieta et il eut vite fait de réussir, sans bourse délier. Il alla trouver la municipalité et dit : « Vous voulez des Anglais, encore des Anglais, toujours des Anglais chez vous. Si vous ne leur donnez pas un golf, ils vont aller ailleurs. Il faut 250 000 francs. Dans deux ans vous serez remboursés.

En huit jours, le capital était souscrit. Pourquoi ?… parce que le colonel avait parlé basque ! Ici, un étranger qui parle la langue du pays peut obtenir tout ce qu’il veut… ».

Après Biarritz, Saint Jean de Luz et Ciboure, un 4èmegolf est ouvert en 1911. C’est celui d’Hendaye. Une pure merveille tracée par Harry S. Colt, au sein du domaine du château d’Abbadie.

Dans les années 1920, avec ses quatre parcours, la région a de quoi satisfaire les adeptes de la balle en gutta.

Quant les Thion sont à Saint Jean de Luz, Simone prend des cours avec le professionnel anglais du golf de Ste-Barbe, Sam Freemantle. Elle arpente aussi le parcours du golf de la Nivelle où toute la famille est devenue sociétaire. Robert, son frère, vient d’y remporter à tout juste14 ans le prix du Président. Lors de cette même compétition, le prix Dames a été attribué à Janine Gaveau qui, quelques mois plus tard, participe en compagnie de Mme Thion de la Chaume et de Simone à la coupe Femina qui se déroule au golf de Paris-la Boulie. Cette coupe, créée en 1908 par l’éditeur Pierre Lafitte, dote le championnat des golfeuses nées françaises. 

La tenante du titre n’est autre que la sociétaire du golf de la Boulie, Pauline Roissard de Bellet la championne nationale et internationale de France. La grande favorite.

Indisposée par la chaleur de ce mois de juin, Pauline de Bellet va devoir abandonner. Contre toute attente, c’est une jeune joueuse de Saint Cloud, Mlle Janine Gaveau, qui après deux ans de golf, devient à 18 ans, la nouvelle Championne de France. Anita Charcot se classe seconde et Simone, la toute jeune Simone, âgée de 13  ans, handicap 18, va occuper la troisième place.

L’année suivante, Janine Gaveau est bien la meilleure joueuse de France. Elle réalise le doublé Championnat et Coupe de France.

Le Championnat est doté de la coupe Pierre Deschamps, du nom du 1erprésident de l’Union des Golfs de France (ancienne  FFGolf). Quant à la coupe Femina qui dotait précédemment le championnat, elle représente la Coupe de France.

Simone, 14 ans et demi, dont le style est qualifié de très plaisant, termine seconde à deux petits points et devant la septuple vainqueur de l’épreuve, Pauline de Bellet.

Claude Anet, journaliste au « Petit Parisien » y voit aussi dans ce résultat, un signe prometteur; un potentiel de grand champion.

Extrait « Le Petit Parisien » du 13 août 1923″ Nous n’avons eu qu’un professionnel qui ait gagné le championnat d’Angleterre, c’est le Basque Arnaud Massy, qui exerce aujourd’hui ses talents sur l’admirable golf de la Nivelle à Saint Jean-de-Luz.

Nous n’avons personne parmi les amateurs qui menace les Anglais ou les Américains. C’est peut être parmi les femmes et même – chose curieuse – parmi les jeunes filles que nous avons les meilleurs joueurs. Mlle de Bellet a été longtemps championne dans une classe à elle tout seule. Elle a été battue l’an passé par Mlle Gaveau qui a confirmé sa victoire cette année-ci.

Mais voici venir une toute jeune joueuse qui peut être sera un jour une championne Internationale. C’est Simone Thion de la Chaume qui n’a guère plus de treize ans (à cet âge heureux, on ne cache pas son âge). Si jeune, elle est déjà très près de Mlle Gaveau – à deux points je crois –  dans la coupe Femina. Elle joue avec le sang froid du colonel Bogey lui-même. Quand elle aura la taille et le poids jusqu’où n’ira-t-elle pas ? Nous entendrons parler d’elle ces années à venir.

1924, les premiers succès

Pour la première fois en France, une épreuve associe un joueur pro à une joueuse appartenant au club auquel il est attaché. Cet ancêtre du célèbre Pro-Am Madame Figaro, qui s’est déroulé durant le mois de mai sur le jeune parcours du Golf de Saint Germain, a été remporté par les représentants du Golf de La Nivelle, Arnaud Massy et Simone Thion de la Chaume.

Quelques jours après, sur le parcours de Saint Cloud, c’est la Coupe de France-Femina. Seconde l’année passée, Simone doit jouer les 18 trous du tournoi avec Janine Gaveau, la tenante du titre.

Loin de se laisser impressionnée, Simone, la plus jeune des concurrentes, remporte avec un score de 83 sa 1èrevictoire nationale.

Toujours à Saint Cloud, elle enchaîne avec le Championnat Junior du Club, qu’elle remporte.

Durant l’été, Simone est à Saint Jean-de-Luz et, elle joue à la Nivelle. Quelques jours avant son départ pour l’Angleterre où doit se dérouler la sixième édition de l’International de Grande Bretagne Jeunes Filles, Simone remporte pour la 3èmeannée consécutive, la coupe de la Ville de Saint Jean de Luz. Cette performance lui vaut l’acquisition définitive du challenge.

En septembre, Simone participe au Championnat Junior de Grande Bretagne. Quelques jours auparavant, son frère Robert et Pierre Maneuvrier avaient participé à celui des Garçons. Pierre, en finale, devait s’incliner au dernier trou.

Le British Girls se joue à Stoke Poges près de Londres. Il est précédé d’un stroke play sur 18 trous doté du Founders Cup Prince que Simone remporte brillamment avec un score scratch de 86 devant K. Nicholls et D. Pearson.

Le tableau des rencontres en match-play, se fait par tirage au sort. Simone élimine facilement Miss Monroe et Miss Nicholls, ses deux premières adversaires puis, elle se retrouve en demi-finale face à Enid Wilson. L’espoir britannique âgé de 14 ans va s’incliner 2 et 1. Simone est en finale. Opposée à Dorothy Pearson, elle remporte le match par 4et 3 et le titre de Championne de Grande Bretagne Juniors Féminin.

Le Gaulois du 24 septembre 1924  » Cette sensationnelle victoire survenant après la belle performance de Pierre Maneuvrier, finaliste il y a quelques semaines dans le championnat des Boys, témoigne des progrès accomplis par nos jeunes joueurs… »

 Les plus grands experts anglais dont Bernard Darwin – le petit-fils du célèbre Charles – n’hésitent pas à comparer le style de Simone à celui de leurs célèbres grandes championnes, Cécil Leitch et Joyce Wethered.

Pour son jeune âge, Simone possède déjà un driving d’une bonne distance et d’une belle sureté. Ses coups de fers sont bien attaqués, ses approches sont assez précises et son putting semble redoutable. Mais surtout ce qui les impressionne, c’est qu’elle possède déjà pour son jeune âge, une grande intelligence de jeu, un grand sang-froid et une excellente attitude.

Surnommée la « Suzanne des links » (allusion à la joueuse de tennis Suzanne Lenglen), les connaisseurs dont Cécil Leitch sont unanimes sur l’avenir golfique du prodige français et la voit d’ici deux ou trois ans rivaliser avec les meilleures joueuses du monde.

1925 : A 17  ans, Simone devient N°1 Française

Mai 1925, les deux épreuves françaises Coupe de France Femina et National Dames se déroulent à Fontainebleau. Placée la veille du National, Simone avec un score de 78, remporte pour la deuxième année consécutive, la coupe Femina. Elle enchaîne avec le National et se retrouve en finale contre Pauline de Bellet.

En même temps au golf de Saint-Cloud, se déroule le National Messieurs. Pierre Maneuvrier, 19 ans, est en finale contre François de Bellet.

La fratrie de Bellet, 1ers Champions Internationaux de France, sont en finale contre les meilleurs représentants de la nouvelle génération. Pierre Maneuvrier gagne son match 5et 3 et Simone Thion de la Chaume remporte le sien 3 et 2.

En juin, sur le parcours de Chantilly, Simone, meilleure joueuse de France, affronte en finale de l’International de France, la meilleure joueuse américaine Glenna Collett, venue en Europe participer aux deux principales épreuves féminines « Le British et le French Ladies ». 

Les deux joueuses jouent un très bon golf. Après 9 trous, l’américaine est 3 up mais, après 18 trous, les deux joueuses sont à égalité. Les spectateurs venus à Chantilly pour suivre la rencontre se mettent à penser à l’exploit. Simone débute le deuxième parcours en perdant les 4 premiers trous. Trois down au 10, Simone résiste. Une remontée est possible et tout le monde y croit mais, la n°3 mondiale, un peu plus expérimentée, gagne le match par 3 et 1.

De retour aux Etats-Unis, Glenna Collett signe en août 1925 pour le magazine Golf Illustrated, un article dans lequel il est écrit : « Simone Thion de la Chaume is a very fine golfer… She stands very straight and has an attractive swing ». Glenna Collett ajoute également qu’elle a joué en France sur trois parcours, la Boulie, Chantilly et à Saint Cloud où suite à l’International, une partie avait été organisée avec Simone.

En septembre, Simone qui n’a pu se rendre à Stoke Poges pour défendre son titre de Championne Junior de Grande Bretagne, a participé à Worplesdon à un tournoi organisé par le magazine Golf Illustrated. Le championnat sur 36 trous est remporté par Joyce Wethered. Simone y termine à la deuxième place et remporte le classement Handicap.

Simone retournera à Worsplesdon à la mi-octobre où va se dérouler le célèbre tournoi de double mixte. Son partenaire André Vagliano, est le tout nouveau Champion International de France. 

1926 : A 18 ans, un chelem national pour Simone

Simone gagne les trois plus grandes épreuves individuelles françaises.

À Chantilly, elle remporte pour la troisième année consécutive, la Coupe de France-Femina. Cela lui permet de conserver définitivement le trophée du Championnat, œuvre de l’orfèvre parisien Boin-Tabouret.

Toujours à Chantilly, elle remporte pour la deuxième année consécutive le Championnat National, Coupe Pierre Deschamps. En finale contre Manette Le Blan, elle gagne son matche 7 et 6 sur 36 trous. 

Et enfin, elle enregistre sur le parcours de Saint Germain son premier International de France en battant la grande Cécil Leitch – 4 fois victorieuse de l’International de Grande Bretagne- par le score de 3 et 2 sur 36 trous.

Cette victoire dans l’International de France face à la star britannique propulse Simone parmi les meilleures joueuses européennes.

Dans un article écrit en juillet 1926 par Mary K Brown, journaliste pour le magazine American Golfer, celle-ci ne tarit pas d’éloges sur la qualité de jeu de la française lors de la finale face à Cécil Leitch.

Simone a une véritable passion pour le golf, elle s’entraîne tout simplement pour être en forme au moment du championnat et surtout elle est consciente que le golf est en priorité, UN JEU.

En novembre, Audrey Boomer, le champion anglais, pro à Saint Cloud, déjà triple vainqueur de l’Open de France, et qui connaît bien Simone, rend hommage à la championne française en écrivant un article pour le journal Match dont voici un extrait : « … Vous avez la chance, vous Français, de posséder des virtuoses de première valeur, d’Arnaud Massy à Lafitte, en passant par les grands Amateurs que sont André Vagliano ou le comte de Montgomery;  vous possédez des terrains splendides ; surtout, vous avez un véritable phénomène de Golf en la personne de Simone Thion de la Chaume… et cela ne suffit pas pour lancer définitivement le golf chez vous ? Combien de fois ai-je entendu dire par mes camarades » Ah si Simone était anglaise ou américaine…quel succès !…Simone Thion de la Chaume n’est pourtant pas une athlète capable de battre des records sensationnels. De taille moyenne, elle semblerait plutôt délicate. Ses performances, en début de carrière ont stupéfait tout le monde. Elle est arrivée à être la première dans son art, grâce à un travail acharné au service duquel elle sut mettre une volonté de fer. Je dis bien : Volonté. Une âme toute puissante habite ce corps frêle. Par contraste, modestie. Presque timidité… »

Concernant le style de Simone, c’est la précision de son putting qui frappe Audrey Boomer. En peu de temps le putting de Simone est devenu légendaire dit-il. Il dit aussi que Simone est douée d’un calme que rien n’ébranle, et qu’elle manie le « putter » de façon magistrale. Toujours d’après Boomer, Simone possède toutes les qualités techniques sur le bout des doigts. « … Mais, toutes ces qualités ne sont rien si on les compare à la valeur morale de la Championne de France. Certains prétendent que la morale n’a que peu d’importance dans le sport. Erreur grossière ! Je suis heureux de pouvoir dire bien haut qu’aucun golfeur ne sera Champion s’il n’est servi par de solides qualités morales. Simone a travaillé le « calme ». Maintes et maintes fois, elle s’est entraînée à subir « avec le sourire » les pires ennuis du Jeu. Ainsi a-t-elle acquis une autorité déconcertante.

Je ne connais qu’un sportif qui puisse lui être comparé sous ce rapport : René Lacoste.

Simone a triomphé de Miss Leitch grâce à son flegme.

Votre Championne ? Belle figure dont peut s’enorgueillir le sport français ». A. Boomer, Match 16/11/1926.

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